Je garde un souvenir amusé de la réactivité d’une conseillère MAIF. L’objet du sinistre pour lequel je m’étais rendue en agence, portait sur un accrochage avec un autre véhicule. La responsabilité de son conducteur était flagrante et indiscutable.
Je ne peux donner le nom de ce conducteur, et pourtant il a une importance qui contribue au souvenir et au sourire. Alors, faute de pouvoir le nommer, voici 3 indices éclairants :
- les initiales de son prénom et de son nom sont « AC »
- la 1ère lettre suggère une créature surnaturelle, un être céleste intermédiaire entre ciel et terre
- la 2ème lettre nous amène à penser à Venise où naquit dans une famille de comédiens le 2 avril 1725, un célèbre aventurier séducteur
Juste après l’accrochage, « monsieur AC », propriétaire d’une casse automobile et carrossier de son état, me proposa à plusieurs reprises et avec insistance, de faire remorquer mon véhicule jusqu’à son atelier pour y faire les réparations et nous « arranger » sans avoir recours à l’assurance.
Impossible de mon côté : je percevais quelque chose de douteux dans son insistance. J’exigeais un constat qu’il ne souhaitait pas du tout faire. Je lui demandais son attestation d’assurance, alors que la circulation des voitures était quasiment bloquée par nos deux véhicules immobilisés. Il me fit voir rapidement son attestation, et si je n’ai pas eu le temps de relever le nom de sa compagnie, j’ai été frappée par le prénom et le nom de « monsieur AC », dont je me souviens encore aujourd’hui.
Suite à ma déclaration téléphonique, un agent agréé MAIF est intervenu rapidement pour faire enlever mon véhicule, et me voilà partie pour l’agence MAIF toute proche.
A l’énoncé du nom du propriétaire du véhicule fautif et de la proposition qu’il m’avait faite, la conseillère se leva brusquement de son siège et dit à voix forte à sa collègue du bureau voisin :
- On le tient, on le tient !
Et me dit ensuite :
- vous ne le rencontrez surtout pas, s’il vous téléphone ne lui parlez pas, vous ne bougez plus, on s’en occupe.
Je ne sais pas comment s’est terminée l’histoire pour ce « pauvre monsieur AC » mais compte tenu de la réactivité de la conseillère, de son enthousiasme à « le tenir enfin » ça n’a pas dû être simple pour lui.
Ce sont des faits qui se sont déroulés entre 2005 et 2006, résolus par l’agence de Ramonville-St-Agne en Haute-Garonne. Et j’en souris encore.