En 2012, à l'occasion de mes 40 ans, je suis partie en famille et avec des amis faire un voyage itinérant au Maroc. Lors de notre magnifique séjour, nous avions prévu une nuit dans le désert marocain dans un campement. Après 5 heures de route en 4x4, nous atteignons les premières dunes en fin de journée : un enchantement pour nous tous, petits et grands! Les guides nous avaient préparé un repas merveilleux et une veillée tradionnelle autour du feu. Moment magique, sous la voix lactée, jusqu'à ce que mon plus jeune fils (6 ans), assis sur mes genoux, se mette à hurler comme jamais, se tenant la jambe. Panique et incompréhension totale pour tout le groupe. Je vois alors avec horreur un scorpion jaune tomber à nos pieds! 6 piqûres sur la jambe de mon petit garçon qui souffre le martyr. J'imagine le pire en tant que maman. Je m'en veux d'être venue ici avec mes enfants... Je suis tétanisée. C'est un véritable cauchemar. Il est minuit, nous sommes en plein désert, loin de tout. Aucun smartphone ne passe. Seul mon vieux Nokia parvient à joindre l'Assistance Maïf. Aussi improbable et surréaliste que cela puisse paraître, une personne me répond : j'explique la situation, où nous sommes, l'absence de secours... Elle m'écoute avec attention et me promet de me rappeler pour me mettre en relation avec un médecin. Je n'ose raccrocher... Mais quelques minutes après, un médecin me parle, me rassure en me disant que les scorpions jaunes dans cette région ne sont pas mortels et qu'il me conseille d'emmener notre fils jusqu'au 1er hôpital pour une surveillance. Notre désicion est prise : nous demandons aux guides de prendre la route, malgré le danger en pleine nuit et de nous conduire à Zagora, à 5 heures de là. La nuit la plus longue et la plus angoissante de toute ma vie...
Tout s'est bien terminé heureusement. Nous avons été accueillis et pris en charge à l'hopital. Et nous avons pu poursuivre notre voyage.
Je ne remercierai jamais assez la Maïf pour son aide ce jour là. Et, depuis, j'ai toujours le numéro de l'Assistance sur moi, où que j'aille.
Avec toute ma reconnaissance.
Isabelle