Soir de novembre froid et pluvieux, dans un petit village à la limite des Hautes-Alpes. Comme tous les vendredis soirs, je charge ma voiture pour repartir à Avignon. À ce moment-là, j’entends un bruit de porte qui se ferme ! Le temps de mettre le dernier sac dans le coffre, la fermeture automatique a été activée, je ne sais par quel maudit miracle et la clé, restée sur le siège passager, me nargue ! Bien sûr, tout est dans la voiture, mon sac à main, mon portable, la clé de la maison, sinon l’histoire ne serait pas drôle !
Grâce à un voisin qui me prête son téléphone, je peux contacter la Maif qui me donne les coordonnées d'un garagiste. Grâce à une Voisine, je peux rester au chaud pendant les deux heures d’attente.
Le garagiste réussit à ouvrir légèrement la fenêtre et de là, il passe un bâton muni d’un fil terminé par un crochet, pour essayer d’attraper la dite clé, décidément, très rebelle, car à chaque fois que le crochet semble vouloir l’attraper, elle se dérobe ! Toute cette délicate opération est accompagnée d’un flot d'injures et de mots plus doux les uns que les autres, dont j’épargnerai vos oreilles, de ce garagiste, fort sympathique et de plus en plus énervé !
Heureusement, au bout d’une trentaine de minutes, le crochet a réussi à se glisser dans l’anneau de la clé et j’ai pu repartir,après avoir applaudi la prouesse de ce pêcheur à la ligne !