J'aimerais bien avoir à raocnter une anecdote cocasse, qui fasse sourire et qui étonne. Je pourrais en inventer une mais ce serait tricher et on ne triche pas avec son assureur, n'est-ce pas !
Je vais raconter l'incident qui me revient spontanément en mémoire lorsque je vois le logo de la Maif. Fin du confinement, ma fille cadette et moi décidons de quitter Toulouse pour une jpurnée et d'aller au bord de la mer, respirer, marcher, sentir, profiter, faire le plein de lumière et d'oeurs. Ce n'téait pas l'été, je n'aime pas la plage en été, je m'y ennuie et j'ai trop chaud.
La journée est idéale.
Pour le retour ma fille prend le volant. Elle est jeune, elle a le permis depuis peu et a une conduite exemplaire. Elle a toujours aimé les autos et rouler. Elle est à l'aise et réactive. Nous écoutons de la musique, j'imagine que je découvre un groupe qu'elle aime, comme souvent quand nous voyageons ensemble.
Nous étions sur l'autoroute, juste avant Carcassonne. Détendues, concentrées (elle surtout, moi bien moins) sur la file du milieu, après un dépassement. Ma fille s'inquiète, la voiture ne répond pas. Un cri "Maman ! qu'est-ce qu'il se passe !?" Je pose des questions, calmement. "Qu'est-ce que je dois faire ?" Trouver une réponse. L'angoisse de ma fille, son cri, dans mon ventre un uppercut de peur, dans ma tête l'instinct de vite la rassurer prime, c'est mon rôle de la protéger, avant tout je dois l'aider à se calmer en tant que co-pilote et être actrice dans notre sauvetage. Fourmis de stress dans les bras, les mains, les tempes. Je lui dis qu'on va aller sur la bande d'arrêt d'urgence puisque les freins fonctionnent. Elle se rabat, maitresse d'elle-même, je mets les warnings, un espace dégagé d'une entrée de service plus loin. Un objectif. Elle peut s'y garer.
Respiration.
Bon, que faire ? Les nerfs lâchent un peu, elle tremble. L'instinct encore, ne pas me relâcher, donner l'exemple, la rassurer, prendre les choses en main. Appeler l'assurance. Ah oui ! Et sortir de l'auto et enfiler les gilets jaunes que nous inaugurons. Premiers sourires échangés depuis le début de l'incident. Respirer. Appeler.
La personne que j'ai eu au téléphone a écouté, a tout de suite proposé des solutions, m'a dit coment ça aller se passer. Il lui fallait raccrocher pour appeler le dépanneur. Je pouvais donner ma position exacte. Devant une grille de service, nosu trouvions cela parfait toutes les deux. Sa réactivité et son professionnalisme ont été le déclencheur pour que ma fille et moi vivions cela comme une aventure et non une mésaventure qui aurait pu être dramatique. Tout s'est enchaîné. L'auto remorquée. Un dimanche soir. De l'attente. Bien sûr. Le soir décline. Nous dervions être arrivées. Le temps s'étire. Mais régulièrement j'ai l'agente qui m'appelle et me tient au courant. Elle trouve un taxi. Petite appréhension en montant dans l'auto. Mais celle-ci va bien. Il roule vite. En une heure nous sommes dans un univers rassurant, le "chez soi" tant attendu.
Je vois cette aventure comme un passage de relai de responsabilité ou plutôt un partage de responsabilité. Ma fille au volant, moi co-pilote, l'agente d'assurance logisticienne, le remorqueur qui prend en charge l'auto, le garagiste qui va s'en occuper, le taxi qui nous prend en charge pour que nous arrivions à destination, le tout dans la fluidité, avec le bon sens et le sérieux de chacun.