Un été, que nous n'imaginions pas caniculaire, tant ce début de mois de juillet était doux, des amis prêts à partir en vacances me prêtent leur appartement. En effet, je devais travailler quelques jours tout près de chez eux, et, eux étant absents, ils m'avaient proposé de profiter de leur logement.
Avant de me laisser les clés, inquiets que le chauffe-eau tourne pour rien entre mon départ de chez eux et leur retour, ils m'avaient indiqué comment l'arrêter dans l'armoire électrique.
Au moment de quitter leur appartement, j'ai donc bien penser à couper le courant, mais, dans un élan frisant l'excès de zèle, alors que je me tenais à la porte d'entrée, mon sac à l'épaule, à la dernière seconde, j'ai choisi de couper toute l'électricité sans penser au frigo...
Est-ce que vous imaginez l'odeur qu'on pu sentir mes amis en rentrant chez eux trois semaines plus tard, avec leurs enfants en bas âge, une longue route de voiture dans les pattes, après avoir monter trois étages sans ascenseur encombrés de bagages, dans une fin d'après midi frisant les 40 degrés ?
Ils ouvrent enfin la porte d'entrée de leur "home sweet home" et ... Ils sont saisis par les sauvages remugles, relents et diverses puanteurs dont ils ne comprennent pas tout de suite l'origine. Cela pourrait aussi bien venir d' un âne mort brutalement dans la cuisine que cela ne les étonnerait pas davantage. Avant qu'ils ne découvrent les contenus du congelo et du frigo dont les denrées se sont tranquillement décomposées depuis mon départ.
J'aurai compris que notre amitié ne survive pas à ce désastreux incident, si, grâce à la Maïf, je n'avais pu leur donner l'assurance que ce dégât serait pris en charge par la Maïf dans le cadre d'une extension de mon assurance habitation, couvrant le remplacement du frigo et des denrées sinistrées.