En 1990, jeune enseignant, j'ai fait transférer par la MAIF l'assurance de ma voiture (une vieille Polo) vers une voiture neuve. Je pouvais encore, avec un acheteur potentiel, conduire sur quelques kilomètres la Polo que je voulais vendre.
Ma sœur, jeune conductrice, doit urgemment se rendre quelque part; ignorant que la Polo n'est plus assurée et sans m'en parler elle l'utilise, et a un accident : elle percute une voiture, arrêtée pour laisser traverser une vieille dame sur un passage protégé; la dame à l'hôpital, le véhicule percuté abimé, la polo fichue... un accident grave, et 100% responsable.
Je me rends à la délégation MAIF avec mon père (sociétaire depuis des décennies, sans aucun sinistre) : ils ont accepté de considérer que la Polo était assurée au moment de l'accident, et donc de prendre en charge les frais afférents.
Bien sûr l'argent que j'escomptais obtenir de la vente de la Polo (assurée au tiers) m'a manqué, et j'ai payé pendant plusieurs années un malus conséquent. Mais ces inconvénients sont des broutilles comparés à la situation délicate qui aurait été la mienne, si la MAIF avait pris une autre décision !
Depuis 38 ans que je suis sociétaire j'en vente les mérites autour de moi; mes enfants y sont assurés, maintenant qu'ils sont indépendants...